Fondée en 1869, la première société musicale de Beauquesne porte l’élégant nom d’ « Union et Progrès ». Dès lors, cette fanfare municipale rattachée au corps des sapeurs-pompiers bénéficie de subventions régulières du département, notamment entre 1874 et 1881. En 1881, 20 musiciens suivent les répétitions et l’orchestre a déjà remporté six médailles à plusieurs concours.1


En 1880, une nouvelle déclaration est effectuée en Préfecture. La société porte désormais le nom de « Musique municipale »2, titre qu’elle conservera d’ailleurs jusqu’en 1985. A l’époque, le président est Armand Durieux, médecin et vétérinaire de profession, Octave Duplessy est nommé trésorier. En 1889, une formation portée par Henri Caruel participe régulièrement aux offices religieux.3 En 1899, les rangs s’épaississent à tel point que la municipalité se trouve dans l’obligation de louer un local plus adapté aux effectifs.


Parallèlement, une formation dénommée « La Fraternelle » naît de manière distincte en septembre 1900. Dirigée par Henri Caruel, elle ne compte guère plus de 12 musiciens et son existence n’est que de courte durée puisqu’à ce titre, le maire Lagrange déclare en 1902 « qu’elle n’a jamais été d’aucune utilité pour la municipalité ».4


Suite à la loi du 1er juillet 1901, une nouvelle déclaration préfectorale est effectuée pour le maintien de la « Musique municipale », composée de 37 musiciens l’année suivante. Soutenue par le sous-préfet, la publication paraît au Journal Officiel du 14 avril 1906. Exclusivement masculine, la société disparaîtra avec la Première Guerre Mondiale. En dépit de quelques réminiscences occasionnelles (inauguration du monument aux morts notamment), l’orchestre ne se réorganise formellement avec le soutien de la municipalité qu’en 1926. Elle participe aux festivités du 14 juillet 1927 puis lors d’un festival à Camon la même année. De nouveaux statuts sont déposés en date du 31 janvier 1928.5 Présente sans discontinuité depuis 1928, l’harmonie actuelle porte l’héritage des différentes formations qui s’y sont succédé depuis l’ « Union et Progrès » du XIXème siècle.



L’harmonie après sa réorganisation dans les années 1930, chef Alcide Chivé au centre, premier rang


Années 1950, devant la mairie de Beauquesne

Pierre-Edouard Pecourt, 27 février 2009



1 : Archives Départementales de la Somme, série M, Fiche de renseignement préfectorale datée du 9 septembre 1881.
2 : Archives Départementales de la Somme, série 4M417, Liste des sociétés musicales et chorales, arrondissement de Doullens, 1889.
3 : Archives Départementales de la Somme, série 99O581, Comptes financiers de la Fabrique. Celle-ci verse régulièrement une indemnité de 40 frs. pour les « musiciens et pompiers » en 1897 puis 1898.
4 : Archives Départementales de la Somme, série 4M427, Fiche de renseignement préfectorale, avril 1902.
5 : Archives de la Société, Cahier des statuts, signé Etienne Marcel.
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